© Valery Hache, AFP | Hatem Ben Arfa, triomphant avec l'OGC Nice au soir de la victoire contre Saint-Étienne (1-4).
© Valery Hache, AFP | Hatem Ben Arfa, triomphant avec l'OGC Nice au soir de la victoire contre Saint-Étienne (1-4).

Hatem Ben Arfa, le retour en grâce de l’enfant terrible du foot français

À 28 ans, Hatem Ben Arfa réalise le meilleur début de saison de sa carrière. Auteur de six buts en huit rencontres de L1 avec l’OGC Nice, « l’enfant terrible » du football français semble enfin avoir mûri. Et son talent, lui, semble intact.

On le disait cramé, perdu pour le football… Son destin brisé était devenu un exemple à ne pas suivre pour les jeunes pousses du football français. Hatem Ben Arfa, porté aux nues lorsqu’il flirtait avec la vingtaine et qu’il impressionnait sous le maillot de l’Olympique lyonnais, avait disparu ou presque des écrans radars. Il a finalement refait surface.

Après quatre saisons compliquées à Newcastle, un passage éclair dans l’effectif de Hull City et six mois de chômage, l’attaquant formé à Lyon et passé par l’OM a retrouvé le championnat de France, au début de l’exercice 2015-16. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son « come-back » n’est pas passé inaperçu : sous les couleurs de l’OGC Nice, il compte déjà six buts en une passe décisive en huit rencontres ! Un total qui fait de lui le meilleur buteur de Ligue 1, devant les Cavani, Ibrahimovic et autres Lacazette.

Une belle revanche pour « l’enfant terrible du foot français » dont le talent n’avait toutefois jamais été remis en cause. Le souci était ailleurs. Durant une décennie, son comportement avait presque systématiquement été pointé du doigt.

Quand Ben Arfa pensait à rattraper Messi

Conflits ouverts avec ses coéquipiers, déclarations tapageuses, refus d’entrer en jeu en cours de match… Ben Arfa a longtemps fait souffrir ses entraîneurs.

En 2013, alors qu’il perdu sa place au sein du groupe France après l’Euro-2012, le natif de Clamart osait toujours se comparer aux plus grands. « Je regrette de ne pas avoir été mature plus tôt, parce que je pense qu’aujourd’hui, j’évoluerais à un plus haut niveau, déclarait-il alors au magazine « Surface ». Peut-être que je serais comme [Lionel Messi] aujourd’hui. Mais j’ai encore le temps, je peux le rattraper. »

À 28 ans, l’international français semble avoir mûri. Interrogé dans la foulée d’un doublé inscrit avec Nice face à Saint-Étienne, dimanche 27 septembre, Ben Arfa s’est montré bien plus tempéré : « Ces buts ? Ce n’est pas du Leo Messi. C’est du Hatem Ben Arfa. C’est moi. Il a ses qualités, moi les miennes. On ne va pas comparer. Il joue au FC Barcelone et a le Ballon d’or, moi je n’ai rien du tout. »

Les Bleus en ligne de mire ?

Un brin de lucidité qui lui a longtemps fait défaut. Et lorsqu’on évoque un hypothétique retour en Bleu, à moins d’un an de l’Euro-2016, Hatem Ben Arfa , une fois encore, la joue profil bas : « L’équipe de France, c’est encore loin […] J’ai fait un bon début de saison mais c’est huit matches, il faut confirmer sur la durée », explique au micro de Canal+ celui qui compte seulement 13 sélections après 14 saisons pro.

« La régularité fera la différence, il y a beaucoup de bons joueurs en France, il y a déjà un bon groupe, un socle, c’est difficile de rentrer. Pour l’instant, mon objectif est d’enchaîner les matches avec mon équipe », insiste l’attaquant niçois.

Une attitude cohérente, d’autant que son club surprend depuis le début de la saison. Avec 20 buts marqué en huit rencontres, l’OGC Nice est tout simplement la troisième meilleure attaque des grands championnats européens, derrière le Bayern Munich et le Borussia Dortmund. Et le club azuréen, 7e de Ligue 1, le doit en grande partie au retour en grâce de sa recrue phare de l’été.

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