© Valery Hache, AFP | Quatre villes européennes et une ville américaine ont été sélectionnées pour se porter candidates à l'organisation des JO-2024.
© Valery Hache, AFP | Quatre villes européennes et une ville américaine ont été sélectionnées pour se porter candidates à l'organisation des JO-2024.

JO-2024 : cinq villes, dont Paris et Los Angeles, entrent officiellement dans la course

Paris, Los Angeles, Rome, Hambourg et Budapest ont été retenues comme villes candidates à l’organisation des Jeux olympiques d’été en 2024, a annoncé mercredi le Comité international olympique. Le coup d’envoi d’une course de deux ans.

La décision du Comité international olympique (CIO) est tombée : Paris, Hambourg, Rome, Budapest et Los Angeles sont officiellement candidates à l’organisation des JO d’été 2024. La course prendra fin lors de l’annonce du vainqueur, en septembre 2017.

« Nous accueillons cinq villes exceptionnelles, aux qualités indéniables », a déclaré le président du CIO, Thomas Bach, quelques heures après la date limite du dépôt des candidatures fixée à mardi minuit. « Il ne s’agit pas de quantité mais de qualité dans cette compétition qui sera forte et fascinante. »

Toronto et Bakou, qui avaient montré de l’intérêt, ont finalement renoncé à se porter candidates à la succession de Rio et de Tokyo, respectivement ville-hôtes des Jeux en 2016 et 2020.

Alors que ces Jeux seront les premiers à être attribués entièrement dans le cadre de l’Agenda-2020, réforme visant à réduire le coût de la candidature comme de l’organisation en utilisant notamment des infrastructures existantes ou temporaires, les comités de candidature déjà au travail devront s’inspirer de la « philosophie » défendue par Thomas Bach : « Présenter un projet authentique » et expliquer « quel héritage ces Jeux laisseront », a-t-il souligné.

Pour 2024, la contribution du CIO au comité d’organisation passe à 1,7 milliard de dollars (1,5 md EUR), contre 1,5 md USD pour Rio-2016, a ajouté Thomas Bach, rappelant que le budget d’infrastructures était distinct. « Chaque comité d’organisation peut être confiant dans le fait qu’il dégagera des bénéfices », a-t-il promis.

Paris et Los Angeles favoris

Face aux deux poids lourds que constituent Los Angeles, pourtant candidat de substitution après le retrait de Boston, et Paris, berceau de l’olympisme moderne mais encore blessée par deux échecs successifs, Hambourg devra encore passer l’obstacle d’un referendum populaire organisé le 29 novembre, même si les sondages sont actuellement plus que positifs.

Rome, hôte des Jeux de 1960, mise de son côté sur un projet compact et sur le soutien total du gouvernement.

Budapest pourrait quant à elle pâtir de son peu d’expérience dans l’organisation d’événements sportifs mondiaux et du manque d’infrastructures.

Le dossier parisien sera porté par un tandem composé de Bernard Lapasset, président de la Fédération internationale de rugby, et Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë et l’un des deux membres français du CIO avec Guy Drut. Si certains sites sont encore à choisir, Paris-2024 vient de retenir Marseille pour y disputer les épreuves de voile.

Los Angeles, déjà hôte des Jeux en 1932 et 1984, pourra, elle, s’appuyer sur de nombreuses installations existantes, dont le Coliseum qui serait modernisé.

La procédure de candidature a aussi été modifiée. Aux deux phases de villes « requérantes » et villes « candidates » succède une procédure en trois phases : une première d’explication du concept (jusqu’en février 2016), une deuxième où les villes apporteront des garanties (jusqu’en octobre 2016) et enfin une troisième où elles expliqueront la mise en place du projet.

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